En tant que psychanalyste à Ambarès-et-Lagrave, j’accompagne des patients confrontés à des problématiques d’addiction. Il est essentiel de distinguer la dépendance, qui traduit un besoin de consommer pour retrouver un mieux-être, de l’addiction, qui correspond à une perte de contrôle malgré les conséquences négatives.
Les addictions peuvent concerner des substances (alcool, tabac, drogues…) ou des comportements (jeux, achats, hypersexualité). Elles s’expriment par des conduites compulsives difficiles à maîtriser, liées à un déséquilibre du système de récompense du cerveau, influencé par des facteurs biologiques, psychiques et environnementaux.
L’addiction ne se développe pas immédiatement, mais progressivement, à travers différents niveaux d’usage : récréatif, excessif puis parfois pathologique.
Un usage récréatif reste ponctuel et limité, mais peut déjà comporter certains risques. Un usage excessif, lui, implique des consommations plus importantes et répétées, pouvant perturber l’équilibre physique et psychique et entraîner des sensations de manque, même sans addiction installée.
Un usage pathologique correspond à une difficulté, voire une incapacité, à se détacher d’une consommation ou d’un comportement addictif, malgré la conscience de ses effets négatifs. La personne concernée poursuit ce comportement ou cette consommation, même lorsqu’elle en perçoit les conséquences sur sa santé, sa vie sociale, familiale ou professionnelle.
Dans ce contexte, l’addiction peut entraîner une perte progressive de contrôle et de liberté de choix. La personne se sent alors prise dans un fonctionnement qu’elle ne parvient plus à maîtriser. À terme, cela peut s’accompagner de souffrances psychiques, de problèmes de santé, d’isolement social ou de difficultés économiques, impactant fortement la qualité de vie globale.